Benoit. Une chanson, une odeur, un parfum, une photo, tout me rappelle ta présence qui me hante de plus en plus. Tu n'imagine pas à quel point tu me manques, à quel point j'ai besoin de toi. Je me souviens, le midi, l'année dernière, quand nous étions devant le collège, tu faisais du vélo et je te faisais chier en disant que "si tu tombe, je rigole!". Mais non, si tu étais tombé, je n'aurais pas rigolé, j'aurais plutôt accourut pour voir si tout allait bien. Quand tu me voyais fumer, tu m'arrachais la clope de la bouche, tu disais que la clope allait me tuer à petit feu, mais au jour d'aujourd'hui, c'est toi qui n'est plus là. Dire que le matin du deux Juin, je te faisais coucou avant que tu parte, tu faisais un énorme sourire derrière cette vitre, dans ce bus. Si seulement je pouvais rembobiner le temps, si seulement cet accident n'avais pas eu lieu, avec des "si" on peut refaire une vie, c'est le cas de le dire. Je n'ai pas eu le temps de te dire adieu, je n'ai pas eu le temps de te dire à quel point je t'aime, je n'ai eu le temps de rien. La plaie est toujours ouverte, il m'arrive encore de pleurer en pensant à toi, à tout nos bons moments, tu sais pourtant que je n'ai pas l'habitude de pleurer. Pour me consoler, je me dis qu'on se retrouvera, qu'on sera à nouveau réunnis. Je t'aime p'tit Ben.